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Architecture dans l'Aude

N'hésitez pas à visiter et découvrir l'architecture dans l'Aude département de la région Languedoc-Roussillon. Il se trouve dans le sud de la France. L'architecture dans l'Aude, se situe au milieux de splendides paysages avec un patrimoine riche et varié.
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La Cité de Carcassonne est un ensemble architectural médieval qui se trouve dans la ville française de Carcassonne dans le département de l'Aude.
 Elle est située sur la rive droite de l'Aude, au sud-est de la ville actuelle. Constituée depuis la période gallo-romaine, la cité est une ville fortifiée qui comporte un château (le château comtal) et une basilique (la basilique Saint-Nazaire).
Elle est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1997. Le château comtal, les fortifications, les lices et les tours appartiennent à l'État et sont gérés par les monuments historiques. Le reste de la cité fait partie du domaine municipal.
La cité de Carcassonne est située sur la rive droite de l'Aude en surplomb de la ville de Carcassonne située à l'ouest. Elle se trouve entre la Montagne noire et les Pyrénées sur l'axe de communication allant de la mer Méditerranée à l'océan Atlantique. La présence des deux montagnes forment le couloir carcassonnais souvent cité lorsque les climatologues parlent du vent qui soufflent dans ce couloir. Cet emplacement est donc un lieu stratégique du sud de la France permettant de surveiller cet axe de communication majeur : au nord vers la Montagne Noire, au sud vers les Corbières, à l'ouest vers la plaine du Lauragais et à l'est la plaine viticole vers la méditerrannée.
La cité est construite sur un petit plateau constitué par le creusement de l'Aude à environ 150 mètres au dessus de la ville basse. La première enceinte construite par les Wisigoths suit les dépressions du terrain.
Du côté ouest, la pente est assez raide offrant un accès difficile à de probables assaillants. À l'est, la pente est plus douce et permet un accès aisé des marchandises mais aussi des attaquants. Aussi les plus importants mécanismes de défense se trouve de ce côté de la cité.
L'histoire de la cité peut se lire sur les différents bâtiments qui la composent. La cité est dans un premier temps un site dit proto-historique puis un comté, puis une vicomté, puis finalement une sénéchaussée royale. Mais la cité de Carcassonne était aussi le siège d'un d'un évêché.Dès le VIe siècle av. J.-C., le site connaît l'implantation d'un village gaulois, puis le développement d'une ville romaine. Des restes d'un oppidum fortifié, oppidum Carcaso, ont été mis au jour par des fouilles archéologiques. Ce lieu est déjà un important carrefour commercial comme le prouve les restes de céramiques de style campanien et d'amphores. Vers 300 avant J.-C., les Volques Tectosages prennent possession de la région et fortifie l'oppidum de Carcasso. Ils vivaient simplement mais extrayait déjà l'or de la mine de Salsigne pour donner en offrande aux dieux.
En 122 avant J.-C., les romains prennent à leur tour la région. L'architecture dans l'Aude subit des influences. Une voie romaine passe alors au pied de la cité et le commerce du vin est florissant.
Au IIIe siècle, la ville subit des attaques diverses qui la retranchent derrière une première série de remparts gallo-romains. En 333 avant J.-C., des textes d'un pèlerin mentionne le castellum de Carcassonne. Ces remparts sont encore visibles dans certaines parties de l'enceinte et servent de sous-bassement aux actuelles murailles. Les tours de la Marquière, de Samson et du Moulin d'Avar sont les témoins de cette enceinte.
Le rôle de cette muraille est un rôle protecteur des attaques extérieures. Au milieu du Ve siècle, la cité fortifiée devient une ville frontière au nord du royaume wisigoth.En 507, les wisigoths sont chassés d'Aquitaine mais conservent la Septimanie dans laquelle se trouve la cité de Carcassonne. En 508, Clovis lance en vain une attaque contre les Wisigoths pour prendre la cité de Carcassonne .En 585, la cité est de nouveau attaquée et les francs en prennent le contrôle.
Mais, les wisigtohs la récupèrent dans la foulée. Au cours du VIe siècle, Carcassonne est, avec Agde et Maguelone, le siège d'un évêché. Une cathédrale wisigothique dont l'emplacement n'est pas déterminé est alors construite. De 725 à 759, la cité est aux mains des musulmans et elle est reprise par les Francs grâce à Pépin le Bref. C'est cette époque qui inspira aux auteurs de l'histoire la légende de Dame Carcas citée plus loin.

L'époque féodale
Carte postale représentant la porte de l'Aude dans les années 1910
Carte postale représentant la porte de l'Aude dans les années 1910
Le début de la féodalité marque l'expansion de la ville et de ses fortifications. C'est aussi la période des comtes de Carcassonne. Le premier comte mis en place par les Carolingiens est Bellon puis Oliba II. Ils sont censés dirigés la région tout en étant dépendant du royaume carolingien. En 1082, la famille Trencavel prend le pouvoir et englobe la cité dans une vaste principauté allant de Carcassonne à Nîmes.
Bernard Aton IV Trencavel, vicomte d'Albi, de Nîmes et de Béziers fait prospérer la ville et ordonne de nombreuses constructions. C'est aussi durant cette période qu'une nouvelle religion s'installe : le catharisme. Le vicomte de Trencavel permet en 1096 le début de la construction de la basilique Saint-Nazaire dont les matériaux sont bénis par le pape Urbain II. En 1107, les carcassonnais refusent la domination de Bernard Aton et font appel au comte de Barcelone pour le chasser. Bernard-Aton avait promis de rendre la cité à son possesseur d'origine Raimond Bérenger III. Mais, avec l'aide du comte de Toulouse, Bernard Aton reprend le contrôle de la cité. En 1120, de nouveau, les carcassonnais se révoltent mais il rétablit l'ordre quelques années plus tard. En 1130, il ordonne le début de la construction du château comtal appelé palatium  et la réparation des remparts gallo-romains. Dès lors, la cité de Carcassonne est entourée de sa première fortification complète.
La cité est riche et constituée de deux bourgs contenant environ 3 000 à 4 000 personnes. Le bourg le plus au nord est le bourg Saint-Vincent et le bourg Saint-Michel est celui qui se situe au sud de la porte Narbonnaise.Mais, la ville subit la conquête territoriale des rois capétiens par la Croisade des Albigeois que le pape Innocent III ordonne devant la montée du catharisme. La cité est alors assiégée le 1er août 1209 par les croisés. Raimond-Roger Trencavel se rend très rapidement en échange de la vie sauve de ses habitants. Les bourgs autour de la cité tombent aux mains des croisés et sont rapidement détruits. Le vicomte meurt de dysenterie dans la prison même de son château le 10 novembre 1209. La cité sert de quartier général aux troupes de la croisade.
Les terres sont données à Simon de Montfort, chef de l'armée des croisés. Ce dernier meurt en 1218 lors de la bataille de Muret et son fils, Amaury VI de Montfort, récupère la cité mais est incapable de la gérer. Il cède ses droits à Louis VIII de France, mais Raymond VII de Toulouse et les comtes de Foix se liguent contre lui. En 1224, Raimond II Trencavel récupère la cité après la fuite de Amaury. Une deuxième croisade est lancée par Louis VIII en 1226 et Raimond Trencavel doit fuir. La cité de Carcassonne est alors annexée au royaume de France et une période de terreur s'installe à l'intérieur de la ville. La chasse aux cathares entraîne la multiplication des bûchers et des dénonciations sauvages, avec l'installation de l'Inquisition dont on peut toujours voir la maison dans l'enceinte de la Cité.

L'époque royale

Louis IX ordonne la construction de la deuxième ligne de fortification pour éviter les guerres avec de longs sièges. Il cherche à se défendre de Raimond Trencavel réfugié en Aragon et prêt à reprendre ses terres, mais aussi se protéger d'une possible attaque du royaume aragonais.

De plus, l'architecture dans l'Aude permet de marquer les esprits de la population et gagner leur confiance. La cité fait partie du système de défense de la frontière entre la France et l'Aragon. Les premières constructions concernent le château comtal adossé à la muraille ouest. Il est entouré de murailles et de tours à l'intérieur même de la cité pour assurer la protection des représentants du roi. Ensuite, une deuxième fortification est commencée sur environ un kilomètre et demi avec quatorze tours. Cette enceinte est flanquée d'une barbacane qui contrôle les abords de l'Aude
En 1240, supporté par quelques seigneurs, Raimond Trencavel tente de récupérer la cité. Il prend les bourgs de la rive de l'Aude et obtient l'aide des habitants qui creusent des tunnels depuis leurs maisons pour saper la base des enceintes. La double enceinte joue son rôle défensif. Il est obligé de lever le siège et de prendre la fuite face à la défense du sénéchal Guillaume des Ormes et à l'arrivée des renforts du roi Louis IX. En 1247, il renonce devant le roi Louis IX à ses droits sur la cité. La cité de Carcassonne est définitivement rattaché au royaume de France et est désormais gouvernée par des sénéchaux.
Dès lors, cette place forte ne fut plus attaquée et résista à la guerre de Cent Ans. Elle subit de nombreux changements et agrandissements divisés en trois phases.Une première phase de travaux est initiée juste après cette dernière attaque. Elle permet de réparer les enceintes, aplanir les lices, ajouter des étages au château et construire la tour de la justice. D'autres travaux constituant la deuxième phase sous le règne de Philippe III, dit le Hardi, furent organisés : construction de la porte narbonnaise, de la tour du Trésau, de la porte Saint-Nazaire et toute la partie de l'enceinte environnante, réparation de certaines tours gallo-romaines et de la barbacane du château comtal.
Les bourgs de Saint-Vincent et de Saint-Michel sont détruits afin d'empêcher des éventuels soulèvements de leurs habitants. Enfin, une troisième et dernière phase de travaux se déroule durant le règne de Philippe le Bel et consiste à moderniser la place forte. De nombreuses parties de l'enceinte sont reconstruites avec les dernières techniques de l'époque. Les murailles antiques de l'ouest sont rénovées.

L'abandon de la cité

En 1258, le traité de Corbeil fixe la frontière entre la France et l'Aragon près de Carcassonne, dans les Corbières. Louis IX renonce à sa suzeraineté sur la Catalogne et le Roussillon et le roi d'Aragon renonce aux terres du Languedoc. La cité joue un rôle majeur dans le dispositif de défense de la frontière. Elle sert d'arrière garde dissuasive aux différents postes avancés que sont les châteaux de Peyrepertuse, Aguilar, de Quéribus et de Termes.
Au XIIIe siècle, l'architecture dans l'Aude permet à la cité de Carcassonne d'être l'une des places fortes les mieux pourvues de France. À cette époque, de l'autre côté de l'Aude, une nouvelle ville dite ville basse se construit sous forme de bastide. La cité n'est jamais attaquée ni inquiétée et les troupes sont peu à peu réduite. En 1418, les hommes des garnisons occupent en général un second métier.
En 1659, la cité de Carcassonne perd sa position stratégique militaire par la signature du Traité des Pyrénées qui fixe la frontière entre la France et l'Espagne à son emplacement actuel et rattache le Roussillon à la France.
La cité est aussi abandonnée des habitants et ce n'est plus qu'un quartier pauvre de tisserands. Le siège épiscopal est même transféré de la cathédrale Saint-Nazaire dans la cité vers l'église Saint-Michel dans la ville basse. La ville basse prospère grâce à l'industrie drapière.
Devenue arsenal, entrepôt d'armes et de vivres sous l'Ancien Régime puis sous la Révolution, elle fut rayée de la liste des places de guerre entre 1804 et 1820 et abandonnée, puis reclassée en seconde catégorie. Le château comtal est utilisée comme une prison. L'armée est alors prête à céder la cité aux démolisseurs et récupérateurs de pierres.